Cervantino : un festival aux 2 visages

Publié le par mastacheaumexique


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                Ce week-end, j’ai eu l’immense chance de pouvoir participer à la 39° édition du festival Cervantino.

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         Ce festival, qui tire son nom de Miguel Cervantes, l’auteur du célébrissime roman L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche (Don Quijote de la Mancha) a lieu chaque année dans la ville de Guanajuato, état de Guanajuato quelques 500 km au nord de la capitale. Il s’agit d’un festival de culture dans le sens large du thème. En effet, pendant trois semaines, de nombreux spectacles, certains gratuits, la plupart payant sont proposés dans le cadre du festival, dans les nombreux théâtres et salles de spectacle de la ville. Cette année 4 pays à l’honneur : No

rvège, Suède, Finlande et Danemark. Ce sont donc des dizaines d’artistes et de compagnies qui ont fait le déplacement depuis les régions proches du Grand Nord pour satisfaire la curiosité des festivaliers mexicains. Je me suis rendu au Guanajuato pour les trois derniers jours du festival, c’est-à-dire, les plus intenses.

 

    Un évènement toutes les deux heures de midi jusqu’à 22 heures. Autant vous dire qu’il est en fait impossible de tout voir, non seulement du à l’éloignement des lieux (et à la foule qu’il faut scinder pour pouvoir se déplacer dans la rue) mais aussi aux prix des billets. Pour chacun des évènements organisés, le prix des places va de 12 à 30 € (même avec un budget de français, à 15 euros chaque évènement ça peut commencer à revenir cher). Bref tout ça pour dire que ce festival est d’une richesse incroyable et que c’est un évènement incontournable. Beaucoup de Mexicains de tous les horizons du pays, mais aussi beaucoup d’étrangers donnent une ambiance très particulière à ce festival qui devient alors cosmopolite.

 

 

      Cependant, le Cervantino n’est pas seulement un festival d’intérieur pour gens fortuné où l’on ne fréquente  théâtre, opéra et salle de spectacle. Au contraire,  je dirais même surtout, c’est un festival de rue. Bien que nombre de spectacles soit payants, les spectacles « en off » (hors p

rogramme) sont encore plus nombreux et ceux-là, totalement gratuit. Musique, concerts improvisés, mimes, clowns, sketchs, danse, on rencontre toutes  sortes de prestations en se promenant dans les rues hautes en couleurs de style colonial du centre de la ville. C’est un festival de rue car bon nombre de jeunes à budget  pour certains plus que réduit n’entrent pas une seule fois dans l’un de ses théâtre et profitent uniquement de l’ambiance de la rue. Beaucoup débarquent à Guanajuato avec pour simple bagage un sac avec quelques vêtements et un sac de couchage espérant pouvoir trouver un logement sur place.   D’autres un peu plus équipés viennent ici pour faire exposition de leurs talents de jongleurs, musiciens, artistes et vendre son travail, inventer un costume et se laisser prendre en photo par les passant moyennant une « propina » (compensation monétaire dirons-nous) et se faire un peu d’argent. En effet au Mexique, tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent. C’est pour cette raison aussi que l’on peut arriver dans la ville sans se préoccuper de la question du logement car il y aura toujours un habitant profitant de l’occasion pour louer une chambre à de jeunes festivaliers.

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      Dès 14 heures de l’après-midi, les rues se remplissent de badauds, se rafraichissant à grandes  lampées d’eaux glacées aux saveurs de différents fruits (dont l’une de mes préférées est parfumée à la bergamot

e, conn

u ici sous le nom de lima) ou suçotan

t une « paleta » c'est-à-dire un esquimau pour échapper à la chaleur étouffante encore fortement présente pour une fin de mois  d’octobre. On baguenaude ainsi le long des rues découvrant à chaque coins une nouvelle attraction mais surtout un nouvel édifice dont la richesse de l’architecture pourrait faires pâlir bien des villes européennes. A la tombée de la nuit, les esprits sont déjà bien échauffés par les « micheladas » consommées sans grande modération (mélange de bière, jus de tomate, sauce Maggi et piment très, très appréciés des Mexicains au point que le dernier jour du festival,

il fut impossible de trouver un endroit dans toutes la ville où il en servait encore). On se met à chanter, à crier à courir. Un sport très pratiqué ici est celui de vouloir paraître sur toutes les photos où l’on peut apparaître. En voici un exemple.

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        Encore plus tard, des hordes entières de jeunes dans un état d’ébriété souvent assez avancé mettent alors une ambiance de folie dans la rue jusqu’au petit matin. Le samedi soir, nous sommes restés dans le centre-ville jusqu’à 4h du matin sans s’ennuyer tant les distractions sont nombreuses. Tard dans  la nuit en effet, les clowns et les jongleurs cèdent la place aux « banda », petite formation de 4 à 6 personnes jouant une musique typiquement mexicaine qui s’appelle « norteña » très facile à danser, même pour les plus saouls.

 

 

       Amis voyageurs, si un jour vous en en avez l’occasion, je vous recommande vivement de vivre pendant quelques jours une édition  du Cervantino. En effet l’ambiance qui y règne est fantastique et ressemble beaucoup à ce que l’on peut connaitre en France (comme le festival Rue & Cie à Epinal par exemple) m

ais avec encore plus de choses étonnantes à  voir.

 

 

Les 3 jours que j’ai passé dans la ville de Guanajuato furent fantastique et je remercie beaucoup les amis qui m’ont invité et ainsi permis de vivre un grand moment de culture dans ce pays aux multiples facettes qu’est le Mexique

 

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voici le lien vers le site du festival pour plus d'information

Publié dans Culture

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M
<br /> Ah ben sisi les pays nordiques qui viennent te voir! Si j'avais su j'aurais sorti mon diabolo ca m'aurait p'tetre permis de m'faire payer un trip chez toi :D<br /> <br /> <br />
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