Tepoztlan, un pueblo magico

Publié le par mastacheaumexique

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        Enfin un peu de nouveau dans une routine qui commence à s’installer. Profitant du temps libre des vacances, j’ai décidé de partir à l’aventure. On peut parler d’aventure en effet car mon seul guide pour ce voyage sera mon Guide du Routard Mexique 2011. Lundi 12 décembre, c’est le jour du départ.

       Je quitte mon appartement situé au Nord de la ville armé de mon guide et de mon sac à dos pour me diriger vers Tasqueña, le terminal d’autobus du sud de la ville. Après une heure et quart de métro, j’arrive enfin au fameux terminal pour acheter mon billet pour ma première destination : Tepoztlan. Devant le panneau d’affichage des différents départs, j’avoue avoir hésité quelques temps entre me tenir à l’itinéraire strictement touristique que j’avais prévu ou partir une semaine pour faire la fête à Acapulco, au bord de la mer, à profiter de la fête et des magnifiques plages mexicaines. Mais chers lecteurs, vous me connaissez tous plus ou moins et donc ma tendance à toujours en savoir plus pour ensuite ponctuer mes conversations de références culturelles parfois pertinentes, souvent ennuyantes je dois l’avouer. Je me suis donc décidé à suivre mon itinéraire initial. 

         Après une heure et demie de voyage, le bus me laisse donc au terminal d’un village nommé Tepoztlan. Le village n’est accessible que d’un seul coté puisqu’il est au pied d’un cirque (c'est-à-dire entouré de montagne) ; les rues du village  elles mêmes ne permettraient pas la circulation d’un bus de ligne. Je commence donc le voyage par une mini-randonnée de 10 min pour accéder au centre du village. Je suis frappé par les paysages. En effet, à part quelques câbles du réseau électrique qui dépasse par-ci par là, le paysage paraît très sauvage. DSC00432.JPG

          Le village de Tepoztlan existait déjà avant l’arrivée des colons espagnols. Il était soumis à la puissante ville de Teotihuacan à laquelle il devait payer un tribut assez conséquent chaque année (notamment beaucoup de coton, car il semblerait que ce soit la culture la plus pratiquée). A l’arrivée des espagnols, ceux-ci construisirent un couvent de l’ordre des Augustins, afin d’évangéliser la zone. Tepoztlan est aujourd’hui un village assez célèbre depuis que dans les années 70, des hordes entières de hippies ont débarqué pour vivre en communion avec la nature drainant derrière eux tout un marché style vêtement en poil de lama et encens… dont on voit toujours l’influence aujourd’hui.
En vérité, bien le que le village soir vraiment mignon et le cadre plus qu’enchanteur, il n’y a pas beaucoup de chose à voir dans le village en lui-même. Après avoir vu le couvent, et le petit musée d’objets précolombiens situé derrière (fermé le lundi), le reste du village n’a rien d’exceptionnel. En revanche, il ne faut pas louper l’ascension à la pyramide du Tepoztalco, située au sommet d’une falaise qui plonge directement sur le village. Le chemin d’une heure environ pour parvenir à la pyramide est assez rude, surtout avec unDSC00448.JPG sac-a-dos assez pesant et un soleil de plomb dès 10h du matin. Pas mal d’efforts, beaucoup de sueur, mais le tout récompenser par de superbes paysages dans une flore qui commence à ressembler à de la jungle (si si j’ai vu mes premières lianes).

         L’ultime récompense, arrivé au somment est d’une part de découvrir la pyramide, sentir le poids du temps qui pèse sur ces pierres et d’autre part, qu’en tant qu’étudiant on peut en profiter gratuitement. La pyramide de Tepoztalco était un temple dédié à Tepoztecatl dieu du pulque (une boisson faiblement alcoolisée issue du maguey (ou agave), un type de cactus. On trouve aussi des traces d’habitations, certainement celles des sacerdoces qui rendaient le culte au dieu. En effet vu la difficulté d’accès, c’est d’autant mieux d’habiter sur place.  Après avoir profité de la vue je redescends alors (beaucoup plus facile dans ce sens, je vous l’assure) tranquillement en direction du marché pour me restaurer. Trois quesadillas et un esquimo plus tard, je me rends alors au terminal pour prendre un bus direction Cuernavaca.
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Publié dans Voyage

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