Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 04:15

 

 

 

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    J'arrive à Taxco au Crépuscule. De revoir ainsi un village de montagne baigné par les derniers rayons de soleil me rend quelque peu nostalgique de nos stations de ski françaises (ou Suisses), d'autant plus que le village est doté d'un téléphérique qui permet de rejoindre l'hôtel  Monte, en haut d'une falaise impressionnante, le tableau est complet. Arrivé au terminal, je m'arme de mon sac à dos et commence alors l'exploration de la ville.

 

 

      Taxco est un vrai labyrinthe, un dédalle de ruelles en pente et d'escaliers. Les traboules de la Croix-Rousse ressemblent à des Boulevard en comparaison. Il est alors bien difficile de trouver son chemin pour rallier un point à un autre  sans faire de détours.

 

 

       Pour ma part, étant donner qu'il est déjà bien tard et que la nuit commence à tomber, je décide de me diriger vers le Zocalo pour la fameuse église de style baroque churrigueresque édifié par José Laborda, un Français Béarnais parti au nouveau monde pour faire fortune. Et la fortune, on peut dire qu'il l'a trouvé. En effet, pas loin du village de Taxco, il trouva un filon d'argent dont il devient le propriétaire. C'est avec l'argent que lui rapporta sa mine qu'il put financer la construction de l'église du zocalo.  Il dépense d'ailleurs la plupart de sa fortune dans l'édification de son oeuvre et se  justifie par à la phr

ase suivante: "Dieu donne à Laborda, Laborda donne à Dieu". Mais la chance lui sourit de nouveau lorsqu'il trouva un second filon dans la région de Zacatecas.DSC00695

 

 

      Je me perds un peu dans le dédale des escaliers du marché de Taxco. Les passages sont relativement étroits et avec mon gros sac à dos, la progression est relativement lente lorsque je croise des personnes dans le sens opposé. Après 10 bonnes minutes d'ascension, je parviens enfin sur la place centrale. Elle est constituée d'un petit jardin central   au milieu duquel s'élève un kiosk. La place est bordée de restaurants et de cafés plus cosy les un que les autres, et bien sur de l'église Santa Prisca.

 

 

 

  En entrant dans l'église, je m'émerveille de la richesse des ornements. Du sol jusqu'au plafond, tout est sculpture et dorure. C'est en effet l'une des particularités du style churrigueresque. Je m'attarde une bonne dizaine de minutes dans la contemplation des centaines de chérubins et dizaine de saints qui eux-mêmes me contemplent depuis leurs piédestal. Sortant de l'église, je décide de profité de la lumière du jour tombant pour me perdre un peu plus dans les rues de cette ville où il vaut mieux ne pas être asthmatique. Et à vouloir me perdre, je me suis effectivement perdu. Les ruelles forment un réseau tellement dense qu'il m'a fallu un certain temps avant de localiser ma position sur plan du guide du routard.

 

 

 

       Après une courte frayeur j'arrive enfin à me situer en rejoignant une artère principale et me met en quête d'un hôtel, le moins cher

possible.  Après beaucoup d'offres refusées, je trouve enfin un hébergement à mes moyens. En plus d'être bon marché, il a l'avantage d'être à 2 pas du zocalo. Je m'installe, me douche et me dirige vers la réception. A la question  s’il existe des endroits sympathiques pour sortir le soir, on me répond que comme c’est un village, les gens rentrent relativement tôt chez eux et que les rues ne sont plus très sures passées onze heures du soir. Je sors alors simplement à dîner dans un restaurant en suivant les conseils de la réceptionniste.

 

 

 

            Après à peine 5 minutes de recherche, je trouve un petit restaurant sympa avec terrasse qui donne sur le Zocalo, bien fatigué de ma longue journée de marche (visite de Xochicalco et balade dans les rues escarpées de Taxco)  je ne me tarde pas pour la commande et rentrer aller me coucher. Une assiette d’enchiladas au mole et une crepe au caramel le tout pour une douzaine d’euros accompagnée d’une petite mousse et au lit.

 

 

 

            Le lendemain matin, réveil à 6h30. Je souhaite en effet profiter de la fraicheur du matin pour partir en randonnée, à l’assaut du christ qui domine la ville au sommet, tel le christ de Rio de Janeiro à la différence qu’on ne peut pas se mettre dans la tête de celui-là. L’ascension est un peu rude et je perds ne pense pas avoir pris le chemin le plus direct mais c’est fait, me voila au point le plus haut. Quelle récompense ! La vue est somptueuse et on aperçoit même le volcan Popocatepetl au loin.

 

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            Après un repos de 20 minutes bien mérité, j’attaque la redescente vers le centre pour aller voir les deux musées intéressant de Taxco. J’en profite pour prendre mon petit déjeuner en route, constitué de biscuit et snack fortement consommé au Mexique.

 

 

 

            Le premier musée que j’ai eu l’opportunité de visiter est celui  de William Spartling, un artiste Canadien venu a Taxco pour créer des bijoux et travailler l’argent.  Fort amateur d’art primitif, le rez-de-chaussée   du musée rassemble une collection de statuette et de poterie d’art primitif  mexicain de parts et d’autres du pays. Mais le plus intéressant réside au sous-sol. De magnifiques pièces d’argent, incrustées de nacre et d’autres pierres précieuses, travaux des ateliers Spartling, qui ont redonné un souffle nouveau à cette branche qui s’éteignait dans les années 30. Malheureusement, les photos sont interdites dans ce musée, je ne peux donc pas illustrer mes propos.

 

 

 

            Dernier lieu culturel de ma visite : la casa Von Humboldt. Von Humboldt était un explorateur du nouveau continent et botaniste chevronné. Il a parcour u le Mexique de au XVIII eme siècle et se serait reposé quelques jours dans cette maison, l’une des plus ancienne du village colonial. La visite en soi n’est pas super intéressante, collection de meuble et d’objet de l’époque de Laborda et de Von Humboldt, mais la maison et somptueuse et on aimerait qu’elle soit notre.

 

 

            Après cette dernière visite, séance shopping dans les nombreux marché d’argent de la ville histoire de faire bien avant les fêtes de fin d’année .

 

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 23:29

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       DSC00644.JPGAujourd’hui Mercredi 14, j’ai décidé d’aller visiter la ville antique de Xochicalco, à 35 km au Sud de Cuernavaca et ainsi de continuer mon voyage itinérant. Encore pour des raisons de chaleur, je me lève assez tôt de manière à  prendre un des premiers bus qui me laisse au plus près du site. Je descends du bus à 8h45. Le bus ne passe pas à proprement parler à proximité d

u site mais me laisse à l’embranchement de la route qui mène aux pyramides. D’après le guide, il reste deux kilomètre à effectuer à pied ou en taxi. Ce que ne mentionne pas le guide en revanche, c’est que comme pour  celle de Tepoztlan, elles sont en hauteur. Je prends alors mon courage à deux mains et me lance dans l’ascension jusqu’au site archéologique. C’est fou ici comme le soleil brule. J’ai froid à l’ombre mais extrêmement chaud au soleil. En chemin, je rencontre une petite surprise qui me fait bien rire mais surtout penser que je suis en plein western. Le panneau de la photo indique : « bon voyage te souhaite san Augustin tetlama, temixco (colonia), Mor (Morelos, l’etat). La personne surprise à jeter des déchets ou ecombrant ou/et sortant des pierres ou de la terre de la rivière sera remise aux autorités du village et sera punis conformément aux us et coutumes qui régissent le village » En gros mieux vaut se tenir tranquille si l’on ne veut pas se retrouver enduit de goudron puis couvert de plume.  

 

 

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   Arrivé au sommet, je me repose un peu après la demi-heure de monté assez éprouvante pour les mollets. Décidément le Mexique fait beaucoup pour ses étudiants. Encore une fois l’accès au site m’est gratuit. La visite commence par un petit musée qui se visite en une heure et demi (cela indique surtout la taille du musée à ma famille qui sait oh combien je me tarde toujours beaucoup à tout lire dans les musées). On y apprend pourquoi Xochicalco est devenue une ville importante, comment était-elle régie, quelle divinité en était le protecteur, les différentes parties de la ville … On est ensuite conduit à entrer sur le site.

        Quelle beauté !!! J’ai déjà visité quelques sites archéologiques, dont celui de Teotihuacan au début de mon séjour et je peux vous affirmer que celui vaut vraiment le détour. De mon point de vue, il est même mieux que celui hypervisité de Teotihuacan. Les bâtiments sont plus variés, on a trois exemple de terrain de jeu de pelote (dont un parfaitement conservé avec les anneaux) une pyramide dédiée au Serpent emplumé magnifique sur laquelle on voit clairement les bas-reliefs (très rare car bien souvent, il faut se faire mal aux yeux pour voir les différentes formes décrites). Pour finir un observatoire solaire qui permet de se repérer dans l’année. L’observatoire est une cavité creusée dans un socle pyramidale dont le toit est percé d’un tube hexagonal. Le 24 et 25 mai, le soleil à son zénith pointe exactement à la vertical formant ainsi la forme hexagonal au sol.

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        Arrivé à la fin de ma visite, j’attends alors au bord de la route le bus qui va me ramener à Cuernavaca. L’image fait vraiment voyageur itinérant : un garçon perdu dans un décor semi-désertique à attendre un camion qui passe toute les heures voire moins. Par chance, il est passé dans les 10 minutes après avoir quitter le site. De retour sur Cuernavaca, je me dirige vers le terminal de bus de la compagnie Estrella blanca afin d’acheter un billet simple pour le village de Taxco.

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 22:53

 

 

      J’arrive à Cuernavaca anciennement Cuauhnahuac (lieu boisé en langue indigène) sur les coups de 15h ce lundi 12 décembre. Le soleil est toujours aussi écrasant et je sue à grosses gouttes avec mon sac sur le dos. Le temps de me repérer sur le plan du mon guide et je me retrouve sur le Zocalo (place centrale de chaque ville/village) à admirer le palais gouvernemental d’un coté et l’ancienne résidence du conquistador Herman Cortés de l’autre, palais qu’il a fait construire notamment pour passer du temps avec la malinche, son amante indienne qui l’a aidé durant toute la conquista par ses traductions. Malheureusement aujourd’hui c’est lundi ; définitivement lundi c’est le jour de repos du touriste car tous les édifices historiques et musées sont fermés. Je me dirige alors vers la magnifique cathédral de style roman colonial de Cuernavaca.

 

     DSC00469.JPG Arrivé sur le site, je m’attendais à visiter une cathédrale. Mais dans la même enceinte ont été construite en fait deux églises, une chapelle et ladite cathédral. Evénement notable, j’ai loupé à deux jour près les restes (en vérité je ne sais pas très bien ce qu’il en reste) du  regretté Juan Pablo II (Jean-Paul II pour les non bilingues). La cathédral vaut vraiment le coup d’œil, ne serait-ce que pour les deux particularités suivantes : Au dessus de la porte latérale figure un crâne et deux os croisés à la manière des fameux drapeaux pirate. De même,  l’entrée principale est dotée d’énormes portes pour, selon les registres, que les indigènes apeurés de rentrer dans l’édifice puissent tout de même suivre la messe (à laquelle on les forçait certainement à assister au début de la construction).

 

      Je déambule ensuite au hasard dans les rues de la ville pour trouver un hôtel le moins cher possible. Je tombe après peu de temps sur l’hôtel España, qui propose des chambres proprettes avec  le câble et lit double mais salle de bain commune pour 200$Me soit 12 €. Après m’être installé et douché j’occupe le reste de ma journée à déambuler dans les rues très animée en ce 12 décembre, jour de la fête de la vierge de Guadalupe, à laquelle les Mexicains vouent un culte quasi sans limite.

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      Le lendemain, ma journée est chargée, je me prépare donc tôt, d’autant plus qu’il est plus agréable de visiter les différents sites le matin avant qu’il ne fasse trop chaud. Je commence ma visite par le palais de Cortès. De l’extérieur, il ressemble à un vrai château-fort en plus stylisé (avec une horloge sur une tour de guet par exemple). Le palais est aujourd’hui un musée qui expose au rez-de-chaussée la situation postclassique (avant l’arrivée des Espagnols) de la région de l’estado de Morelos et les transformations et différents aspects de la vie quotidienne sous le régime de la couronne espagnole en Nouvelle Espagne au premier étage.

 

      Je continue ma visite par le Musée Robert Brady, située juste à coté de la cathédrale. Le musée Brady n’est pas un musée à proprement parler sinon la visite de sa maison. En effet, ce photographe américain, féru d’art primitif possédait une collection impressionnante d’objet des 5 continents. Le visiteur déambule dans la maison à sa guise, pouvant se renseigner sur la provenance de telle ou telle œuvre à l’aide d’un guide mis à sa disposition pour chaque pièce. La maison fait rêver…

 

   DSC00523.JPG   A moins d’une centaine de mètre du musée se situe les jardins Borda. Je ne vais pas m’attarder à décrire cette visite car elle ne fut pas très intéressante. La visite du castillito (petit château) également vaut bien de montrer sa photo mais aucun commentaire concernant la visite qui consiste en une exposition de photos (plutôt vieilles) de la ville au début du siècle. En revanche mention spécial pour le guide, très gentil, très ouvert et qui m’a bien aidé pour la visite suivante, celle du site Archéologique de Cuernavaca. 

      Ce dernier n’est pas situé dans le centre de la ville comme les ruines du templo mayor peuvent l’être à Mexico-Tenochtitlan mais dans une zone résidentielle, preuve que la ville ne fuit pas construite sur les ruines d’une ancienne ville précolombienne. Encore une fois, j’ai l’occDSC00568.JPGasion de m’élever vers les dieux grâce à un socle pyramidal qui supportait un temple. Le site est en effet dédié à 4 divinités différentes dont Tlaloc et Quetzalcóatl, deux stars parmi le panthéon des divinités aztèques. Sur le chemin du retour, au coin d’une rue, je tombe sur un terrain de foot où jouaient quelques (trop peu nombreux) jeunes. Voyant que je m’intéressais plus ou moins à leur jeu, ils me proposent alors de jouer avec eux. Je finis donc ma journée  sur les rotules. En effet, cette partie de foot m’a épuisé, alors que j’avais déjà bien marché auparavant. 

      Je termine la soirée dans un style très peu mexicain. Etant en manque d’inspiration et étant réellement fatigué, Je m’endors paisiblement après une excitante soirée Pizza-Simpsons. Mais on ne peut pas sortir faire la fête tous les soirs sachant qu’il faut se lever tôt le lendemain matin pour profiter de la fraicheur de la nuit.  
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 22:32

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        Enfin un peu de nouveau dans une routine qui commence à s’installer. Profitant du temps libre des vacances, j’ai décidé de partir à l’aventure. On peut parler d’aventure en effet car mon seul guide pour ce voyage sera mon Guide du Routard Mexique 2011. Lundi 12 décembre, c’est le jour du départ.

       Je quitte mon appartement situé au Nord de la ville armé de mon guide et de mon sac à dos pour me diriger vers Tasqueña, le terminal d’autobus du sud de la ville. Après une heure et quart de métro, j’arrive enfin au fameux terminal pour acheter mon billet pour ma première destination : Tepoztlan. Devant le panneau d’affichage des différents départs, j’avoue avoir hésité quelques temps entre me tenir à l’itinéraire strictement touristique que j’avais prévu ou partir une semaine pour faire la fête à Acapulco, au bord de la mer, à profiter de la fête et des magnifiques plages mexicaines. Mais chers lecteurs, vous me connaissez tous plus ou moins et donc ma tendance à toujours en savoir plus pour ensuite ponctuer mes conversations de références culturelles parfois pertinentes, souvent ennuyantes je dois l’avouer. Je me suis donc décidé à suivre mon itinéraire initial. 

         Après une heure et demie de voyage, le bus me laisse donc au terminal d’un village nommé Tepoztlan. Le village n’est accessible que d’un seul coté puisqu’il est au pied d’un cirque (c'est-à-dire entouré de montagne) ; les rues du village  elles mêmes ne permettraient pas la circulation d’un bus de ligne. Je commence donc le voyage par une mini-randonnée de 10 min pour accéder au centre du village. Je suis frappé par les paysages. En effet, à part quelques câbles du réseau électrique qui dépasse par-ci par là, le paysage paraît très sauvage. DSC00432.JPG

          Le village de Tepoztlan existait déjà avant l’arrivée des colons espagnols. Il était soumis à la puissante ville de Teotihuacan à laquelle il devait payer un tribut assez conséquent chaque année (notamment beaucoup de coton, car il semblerait que ce soit la culture la plus pratiquée). A l’arrivée des espagnols, ceux-ci construisirent un couvent de l’ordre des Augustins, afin d’évangéliser la zone. Tepoztlan est aujourd’hui un village assez célèbre depuis que dans les années 70, des hordes entières de hippies ont débarqué pour vivre en communion avec la nature drainant derrière eux tout un marché style vêtement en poil de lama et encens… dont on voit toujours l’influence aujourd’hui.
En vérité, bien le que le village soir vraiment mignon et le cadre plus qu’enchanteur, il n’y a pas beaucoup de chose à voir dans le village en lui-même. Après avoir vu le couvent, et le petit musée d’objets précolombiens situé derrière (fermé le lundi), le reste du village n’a rien d’exceptionnel. En revanche, il ne faut pas louper l’ascension à la pyramide du Tepoztalco, située au sommet d’une falaise qui plonge directement sur le village. Le chemin d’une heure environ pour parvenir à la pyramide est assez rude, surtout avec unDSC00448.JPG sac-a-dos assez pesant et un soleil de plomb dès 10h du matin. Pas mal d’efforts, beaucoup de sueur, mais le tout récompenser par de superbes paysages dans une flore qui commence à ressembler à de la jungle (si si j’ai vu mes premières lianes).

         L’ultime récompense, arrivé au somment est d’une part de découvrir la pyramide, sentir le poids du temps qui pèse sur ces pierres et d’autre part, qu’en tant qu’étudiant on peut en profiter gratuitement. La pyramide de Tepoztalco était un temple dédié à Tepoztecatl dieu du pulque (une boisson faiblement alcoolisée issue du maguey (ou agave), un type de cactus. On trouve aussi des traces d’habitations, certainement celles des sacerdoces qui rendaient le culte au dieu. En effet vu la difficulté d’accès, c’est d’autant mieux d’habiter sur place.  Après avoir profité de la vue je redescends alors (beaucoup plus facile dans ce sens, je vous l’assure) tranquillement en direction du marché pour me restaurer. Trois quesadillas et un esquimo plus tard, je me rends alors au terminal pour prendre un bus direction Cuernavaca.
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 04:07

Bonsoir à tous

 

 

      Je profite de mon premier soir de vacances pour écrire ce nouvel article.Je ne vous dis pas que je croulais sous le poids du travail, ce serait vous mentir, mais cela libère néanmoins d'une tâche supplémentaire qui me permet de m'appliquer un peu plus dans mon travail de blogueur.

 

     Je pense que cet article va être l'un des plus long que je vais écrire tant le sujet est vaste. S'il y a bien une chose qu'il faut savoir sur le Mexicain, c'est que le Mexicain est gourmand et qu'il adore manger et s'en mettre plein la moustache.

 

     Je dédie donc cet article à un coté ultra riche de la culture mexicaine: La gastronomie.

 

 

      Je vais commencer mon  propos par le démentis d'un cliché. Au Mexique comme encore moins au Chili, on ne mange pas de chili con carne. Cette recette provient en fait de la cuisine texane, du sud des Etats-Unis et en aucun cas d'un pays d'Amérique du Sud!!!

 

       En revanche, le  mythe suivant est vrai: Le Mexique est le pays du taco. On en rencontre sous de multiples forme (par multiples entendez à l'infini, vous comprendrez pourquoi par la suite) et le taco est quasi un aliment de base du Mexicain.

 

       En effet il serait vraiment ultra snob de la part de n'importe quel touriste de faire un séjour au Mexique sans s'adonner une seule fois à la joie du taco.

 

       La définition du taco est la suivante: toute nourriture contenue dans une tortilla. Mais avant de m'avancer plus sur la description des différents tacos les plus généralement consommés, j'aimerais me pencher sur la base de l'alimentation mexicaine: Le maïs.

 

       Dans les civilasations précolombienne, le maïs est un cadeau des dieux. C'est la base de la vie (avec l'eau bien évidemment) et toute chose est basée sur le cycle de culture du maïs. On trouve le maïs sous toutes ses formes et même dans les endroits les plus inattendus. La manière la plus courante de consommer le maïs est sous forme de "masa", la farine de maïs. De cette masa on forme les tortillas et tous autres support utilisé pour d'autres type de nourriture (huarache, gordita,quesadilla...).

 

       Lançons-nous alors dès à présent dans la description des différentes tacos:

 

Tacos de carnitas: constitués de viande de porc assez grasse, de cuerito (peau du cochon), quelques fois de langue. Se consomme avec du citron et une sauce verte ou rouge*.

 

Tacos de lengua: Vous l'aurez deviné, c'est de la langue de boeuf ( assez cher), *

 

Tacos de tripas: ce n'est ni plus ni moins qu'un tacos d'andouillette, *, pas de quoi depayser un vosgiens en somme.

 

tacos de cabeza: on décharne la tête d'un boeuf pour en garnir un tacos, *

 

tacos de chorizo/longaniza: on fait chauffer du chorizo (la longaniza est seulement un chorizo de plus de 3 m) pour en garnir un tacos, se consomme avec de l'oignon, de l'avocat, *

 

tacos de bistec: on garnit la tortilla avec un bifteck, *

 

choriqueso: taco de chorizo et de fromage de oaxaca (ville du sud du mexique), *

Tacos al pastor

 

 

 

Tacos al pastor: S'il y a bien un tacos qu'il faut essayer, c'est celui-ci, je crois qu'après 5 mois passés au Mexique, je peux avouer qu'il est mon favori. C'est un tacos garni de viande de porc (ou mélange porc et boeuf) marinée et cuit à la façon de la viande kebab. Petite particularité, un ananas git au sommet de la broche et son jus dégoulinant donne une saveur absolument succulente à la viande. Ce tacos aurait pour origine (source Wiki) des immigrés libanais arrivés au Mexique dans les années 60. Ce tacos se mange avec de l'oignon cru, du citron, de la coriandre et une sauce verte ou rouge.

 

tacos de guisado: Le guisado est un plat qui peut se manger en taco ou seul. Le guisado veut dire généralement une viande préparée avec des légumes. (enchiladas, carne asada, barbacoa, chapulines...)

 

S'en suit ensuite des combinaisons illimitées de tacos comme les pionieros (biftec, bacon, oignon, fromage) etc. Bref tout peut se manger en tacos. 

 

     Je vais parler à présent de différent guisados. Ces plats se mangent à nouveau avec des tortillas, mais seulement comme accompagnement (comme notre pain en France). Dans le cas du guisado, la tortilla se roule sur elle même avec un peu de sel et se mange seule.

     Barbacoa: ce mot est à l'origine du mot barbecue, cependant ce n'en est pas un ou presque. La barbacoa est de la viande de mouton cuite dans un four en terre creusé dans le sol. C'est un plat qui se mange généralement le week end et qui a peu à envier à notre mechoui.

 

    Pozole: c'est une sorte de soupe généralement bien piquante qui contient soit du poulet, soit des morceaux (assez gras) de viande de porc, d'enorme grain de maïs ( et oui il existe une variété de maïs spéciale pour le pozole). On y ajoute ensuite différents légumes: oigon, laitue, radis, thym, citron et piment comme on le souhaite. C'est un plat qui se mange toute l'année, mais traditionnellement pour le 15 septembre, le jour de l'indépendance, fête nationale mexicaine.

 

   Enchiladas: les enchiladas sont des tortillas frites puis cuites dans une sauce verte, rouge ou du mole... Les Enchiladas de mole enchiladas servies avec de la crèmes et du fromage rapé se mangent généralement accompagnée d'une viande (poitrine de poulet, bifteck...)

 

   tacos dorado: Bien qu'il porte le nom de tacos ce guisado ne fait pas vraiment parti du clan des tacos. On enroule bien serrés quelques morceaux de blanc de poulet, puis on fait frire le tout. Les tacos dorados sont ensuite servis comme les enchiladas mais sans viande.

 

     Carne asada: viandes roties ou grillées. Dans la version barbecue, la viande se mange avec des tortillas, une sauce  et des petits oignons cuits au feu.

 

     Chicharon en salsa verde: Chicharon est la la peau et la graisse du porc frite, c'est très particulier du Mexique, c'est extrement gras, mais extremement succulent. on fait ensuite cuire les chicharones dans une sauce verte. Ce plat est le seul que j'ai essayé et que je n'ai pas aimé. En effet apres les avoir fait cuire dans la sauce, le chicharon reprend son aspect du pur graisse et la sensation n'est pas très agréable en bouche. Mais ce n'est que mon humble avis.

 

    Chilaquiles: Ce plat tient le même role que celui du pain perdu en France. Quand il reste quelques vieilles tortillas toutes sèches et rabougries, on les découpes en morceaux et on les fait cuire dans un mélange moitié soupe, moitié sauce (verte ou rouge comme toujours). Si on y ajoute de la crème et du fromage, on peut en faire quelque chose de toute à fait acceptable.

 

     Chile relleno: Piment de Puebla (un gros piment que se parait plus à un poivron) entouré de fromage fondu

 

     Chile en nogada: Plat typique avec le pozole du 15 septembre car comporte les trois couleurs du drapeau mexicain, le vert du piment, le blanc de la creme et le rouge des grains de grenade. Le chile en nogada sont des piments de Puebla farci d'un mélange de viande avec des fruits (peche, pomme, poire...) recouverts d'une de crème de noix et de grain de grenade. C'est l'un des seul plat sucré-salé que j'ai eu l'occasion d'essayer et je vous le dit, j'ai été convaincu.

Chile en nogadas

    Il existe encore moultes autres guisado et il serait lent et fastidieux de les citer tous.

 

    Passon à présent aux différents snacks (je les appelles ainsi car ce ne sont que des coupe-faim et ne constitue pas un repas à part entière.

 

      Les quesadillas: on prend une boule de masa, on l'applatit,  on la garni ensuite de ce qui nous chante: fromage, viande, nopal, oignon, piment, champignons... et on la fait cuire ou légèrement frire. Le nom de quesidilla provient du mot queso ( fromage) car c'est l'ingrédient principal que l'on met originalement. Mais on peut très bien trouver des quesadillas sans fromage. Parmi les quesadillas les plus courrants tout en restant un peu spéciaux, on trouve le quesadilla de fleur de courgettes, le quesadilla de huitlacoche (un champignon qui pousse sur le mais). 

Gordita

 

 

   Les gorditas: Même opération que pour la quesadilla. on prend une boule de masa, on l'aplatit et on met la garniture. La garniture la plus frequente est celle de chicharon avec quelques feuilles de salade du piment et de la sauce. On ferme ensuite la gordita comme  un chausson et on la met à frire dans l'huile. Uhhhmmm que de gras!!! c'est bien pour ça qu'on l'appelle gordita (une traduction élégante serait une "replète"). elle se mange ensuite avec une sauce verte.

 

     Les tamales: s'il y a bien un type de nourriture que l'on trouve vraiment à chaque coin de rue, ce sont bien les tamales. C'est un mélange de masa avec du gras de proc (le saindoux) enroulé dans une feuille d'épi de maïs puis cuit à la vapeur. Ils existent une multitude de tamales différents. En effet, ont peut les fourrer avec ce que l'on veut. Parmis les communs, on trouve le tamal verde fourré de sauce verte, le tamal de dulce auquel on mélange du sucre et des raisins secs, le tamal jalapeño fourré desdits piment jalapeño. Enfin un tamal très courru aussi est le tamal de mole qui contient du mole une sauce hyper typique du mexique. Les tamales se consomment le matin avec un atole ou bien le soir pour la cena. C'est un plat très simple qui aurait plus de 5000 ans. Ils étaient destiné auparavant pour les guerriers vu la facilité avec laquelle on peut le transporter.

tamales

 

 

        Les huaraches: Les Huaraches sont une semelle de masa (tortilla très épaisse et de forme ovale) sur laquelle on dépose de la purée de frijoles (des haricots type haricots rouge mais de couleur plus atténuée)  de la salade de la crème et du fromage dans sa version la plus simple. Dans des versions plus élaborée, on peut y ajouter un oeuf ou encore du bifteck découpé en morceau. C'est un met qui se mange très communément dans mon école par exemple car très assez nourrissant et surtout très économique (15$Me soit une peu moins de 1€).

 

   Les Tortas: ce sont des sandwich de pain blanc. les ingrédients quasiment toujourd présent sont les suivants: Avocat, frijoles, tomates, piments. Ensuite comme au Subway, on peut choisir ce que l'on veut dedans: une escalope milanaise, du fromage, du jambon, du chorizo, des oeufs... Ils existent une conbinaison infinitésimale de torta. C'est un plat très apprécié des étudiants pour sa practicité et son coup.

 

     Un élément essentiel du repas typique mexicain est la soupe. En effet, le repas classique commence souvent par une soupe. A la différence de la France, les enfants mexicains ne réchignent pas trop devant leur soupe. Voici pourquoi

La soupe mexicaine n'est pas une bête soupe de légume. Un type de soupe qui se consomme beaucoup est le consome. C'est simplement un bouillon (d'agneau, de poulet, de crevette) auxquel on ajoute quelques légumes et vermicels. L'autre type de soupe qui se consomme sont ni plus ni moins que des pates avec une sauce très liquide comportant beaucoup d'eau. On voit à présent pourquoi les enfants ne font pas trop la tête.

 

 

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   Les plats spéciaux.  Au Mexique on mange aussi des choses qui pourraient paraitre dégoutante aux Français comme manger des escargots

le parait aux Mexicains. Parmis ces fameux plats, on trouve les sauterelles grillées. Comme pour quasiment tout elles se mangent en tacos avec citron avocat, sel et sauce. J'ai eu l'occasion d'en gouter et figurez-vous que si ça se laisse manger mais de plus ce n'est pas mauvais.

 

Les oeufs de fourmis. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'en manger.

 

Gusanos de Maguey: des vers de Maguey (style roi Lion) Ce sont des petits vers de couleurs rouge blancs qui vivent dans le maguey, la plante qui permet de faire la Tequila. d"ou l'on trouve certaines bouteilles ou flotte un petit ver.

 

Maguey

L'organisation d'un repas est la suivante: On commence par une soupe. Ensuite vient généralement du riz en sauce. On termine avec le guisado.

 

Les mexicains ne mangent quasiment jamais de dessert au sens français ou on l'entend. Il existe une multitude de sucrerie, de gateau et autre recette sucrée mais elle se mangent plutot entre les repas et non comme un dessert.

 

Bien souvent les mexicains ont peu de temps pour manger, d'ou la popularité des tacos. En effet, si le taquero est assez doué, 5 tacos sont près en moins de 2 min et se mangent en mois de 15. Très prLes atique quand la pause déjeuner est de 30 min.

 

Je pourrais vous parler pour encore au moins 3 pages des habitudes alimentaires du Mexique. Mais dans ce cas il faudrait que je publie un livre. Or ce n'est pas le but de ce blog.

 

Si toutefois quelques questions vous vient à l'esprit, je serai ravi d'y répondre et de compléter l'article au besoin.

 

Par mastacheaumexique
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